Un nouveau visage dans l’industrie de la pêche

5 juillet 2012


Anthony Meuse

Le CCPP a récemment fait un voyage en Nouvelle-Écosse et a profité de l’occasion pour faire un suivi avec un jeune pêcheur passionné nommé Anthony Meuse. Le sujet en question de l’entrevue traitait des nouveaux arrivants et des jeunes pêcheurs, et le CCPP a eu un court entretien avec lui pour lui poser des questions à propos de sa perspective de l’industrie. Nous avons rencontré Anthony sur son bateau pendant une journée pluvieuse au début de la saison du homard en Nouvelle-Écosse. Nous lui avons posé des questions sur ses antécédents et Anthony nous a dit que depuis un âge précoce, il connaissait déjà son futur professionnel. Visionnez le vidéo ici.

Dès son enfance, Meuse, accompagné de son grand-père, visitait un quai proche de Meteghan, Nouvelle-Écosse pour pêcher à la canne à pêche. Meuse dit : « La pêche n’est pas une entreprise familiale. Pendant mes expéditions de pêche avec mon grand-père, j’observais les bateaux faire leurs vas-et-viens à partir du quai et je voulais embarquer sur un de ces beaux bateaux. » Même si la pêche n’était qu’un passe-temps pour sa famille, Anthony a décidé de le convertir dans son objectif.  

Ce jeune homme déterminé a commencé sa carrière professionnelle dans l’industrie de la pêche à l’âge de 18 ans en travaillant sur la poupe. Il a promis à ses amis André et Reg que s’il avait la chance de devenir propriétaire d’un bateau, qu’il les embaucherait pour travailler avec lui. « Je pensais que ceci était impossible il y a cinq ans, mais maintenant, je sais que rien n’est impossible. » Armé de ses économies pendant les derniers 10 ans à bord d’un bateau de pêche au homard, après avoir refusé constamment de passer ses soirées avec ses amis et en faisant très attention à sa situation financière, Anthony s’est approché au Conseil des prêts pour la pêche et l’aquaculture et on lui a accordé le prêt nécessaire pour acheter son propre bateau, Katie & Brothers.

Quelques années plus tard, après avoir célébré sa 31ème fête, il nous dit qu’il aime travailler avec ses amis en tant que propriétaire de son bateau. « C’est agréable de travailler avec des amis. Nous aimons la même musique et le milieu de travail est toujours positif. Nous aimons beaucoup aller au travail. »

Quand on lui a demandé s’il avait des astuces pour d’autres jeunes pêcheurs, Anthony dit : « Votre situation financière dépendra entièrement de l’intensité de votre travail. » Il prie à tous ceux qui veulent s’intégrer au marché de la pêche de continuer à travailler très fort, car avec assez d’effort, un métier dans l’industrie de la pêche peut être très rentable.

Cependant, l’industrie connaît ses défis. Quand nous avons demandé à Anthony quels défis il faisait face personnellement, il a répondu : « Il y a cinq ans, je pensais que devenir le propriétaire d’un bateau était impossible. Il y avait beaucoup de points de vue négatifs sur cette industrie en général, mais grâce au Conseil des prêts et à la formation des pêcheurs aînés, j’ai réussi à obtenir l’argent requis pour acheter mon propre bateau. »

Meuse a suggéré qu’il y ait plus de programme de financement disponibles : « L’argent pour la formation serait très utile. C’est un grand investissement et ça prend 10 semaines pour se faire former. » L’investissement initial pour acheter un bateau est une somme d’argent importante, et il faut y rajouter le coût de la formation, y compris l’obtention du certificat de service à titre de capitaine de pêche IV et les 10 semaines qu’il faut investir dans ce programme.

Quand on lui a posé la question sur les défis de tous les jours, Meuse a répondu : « Les intempéries et les pannes. » Voilà certains des aspects nuisibles dans l’industrie de la pêche. Mais au moment de lui demander ce qu’il adore dans son métier, il a répondu rapidement : « L’anticipation de ce qui se trouvera dans le filet. »

En ce qui concerne l’avenir, Anthony dit qu’il y a des incertitudes vis-à-vis les changements dans l’industrie. « Je ne sais pas si je pourrais me contenter avec seulement un petit bateau. Ce serait bien de rester indépendant. »

Si vous connaissez un jeune pêcheur que le CCPP peut mettre en vedette, veuillez nous envoyer un courriel avec tous leurs détails. Il ou elle pourrait être la vedette dans notre prochain numéro.