Les pêcheurs réclament des réformes nationales et un traitement équitable pour les pêcheurs de la C.-B.

9 février 2006

« Les pêcheurs de la Colombie-Britannique ont besoin des mêmes protections que ceux de l’Atlantique contre la mainmise des sociétés », a déclaré aujourd’hui Earle McCurdy, président du Conseil canadien des pêcheurs professionnels (CCPP).

M. McCurdy a fait cette déclaration au terme de l’assemblée générale du CCPP, d’une durée de deux jours, qui s’est tenue à Vancouver. Le CCPP est une fédération d’organisations et il représente la majorité des pêcheurs du pays. La réunion de Vancouver, à laquelle ont participé environ 140 délégués et déléguées, est la plus importante séance de planification tenue jusqu’ici pour les pêcheurs canadiens.

Sur la côte Atlantique, il existe des politiques que l’on connaît sous le nom de règles du « propriétaire-exploitant » et de la « séparation de la flottille » et qui font en sorte que les permis de pêche demeurent entre les mains des pêcheurs indépendants, de dire M. McCurdy. « Un raffermissement de ces règles est nécessaire dans l’Atlantique, mais en C.-B. il n’existe aucune protection. »

« Les collectivités côtières qui dépendent des pêcheurs font partie de notre patrimoine national. Nous avons besoin de politiques pour protéger d’un océan à l’autre les pêcheurs indépendants et les collectivités dont ils font partie. »

M. McCurdy ajoute qu’un ensemble de réformes touchant la formation, la santé et la sécurité ainsi que la planification des ressources humaines devrait consolider la situation de tous les pêcheurs indépendants au Canada.

En tant que conseil sectoriel national chargé de la formation et des questions connexes, le CCPP travaille à accentuer le rôle des pêcheurs dans la gérance partagée de la ressource et de l’industrie. La réunion de Vancouver a débouché sur l’adoption d’un plan stratégique en matière de ressources humaines pour faire obstacle aux nouvelles menaces qui planent sur la profession de pêcheur.

Outre la mainmise des sociétés sur les permis de pêche, d’autres défis attendent l’industrie, dont les lacunes dans la formation des pêcheurs et les obstacles sur le chemin des jeunes aspirant à devenir pêcheurs-propriétaires. « Les règles fiscales actuelles, conjuguées aux prix élevés des bateaux et des permis de pêche, nuisent aux enfants des pêcheurs actuels et profitent aux grosses sociétés », affirme M. McCurdy. « Ces difficultés et d’autres, dont l’état de la ressource et la conjoncture du marché, ainsi que l’absence d’avantages fiscaux comparables à ceux dont bénéficient d’autres petites entreprises, menacent de décimer la génération montante de pêcheurs. »

Le plan de ressources humaines du CCPP prévoit un raffermissement des politiques pour que les pêcheurs indépendants conservent leurs permis, des programmes de formation plus efficaces et la reconnaissance de l’expérience et des compétences des pêcheurs – la démarche de professionnalisation de l’industrie.

« Malgré les difficultés, la pêche demeure précieuse pour le Canada », affirme M. McCurdy. « Les collectivités côtières méritent qu’on les protège et nous lançons un appel à la coopération auprès de tous les paliers de gouvernement pour soutenir la profession de pêcheur. »

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